FMPM 2006, un succès!
par Robert Dansereau
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uf, quelle aventure! La première édition du Festival des Musiques Progressives de Montréal fut couronnée de succès. Bien des choses étaient en notre faveur, que ce soit la période de l'année, la belle salle confortable et acoustiquement impeccable du Gesù, la variété de la programmation... la majorité des gens ont bien apprécié le weekend en entier. Pas mal pour un p'tit nouveau dans le monde des festivals.

Le pré-événement
Tout a commencé le jeudi 14 septembre, journée du spectacle de pré-événement (le preshow) de FMPM à la Place à Côté, sur la rue Papineau au coin de Mont-Royal, mettant en vedette Talisma et Hamadryad. Bien sûr, le groupe Talisma n'était malheureusement pas de la fête à cause d'un malheureux accident, Donald Fleurent, bassiste de la formation, s'était brisé le bras deux semaines avant l'événement, et nous avont dû trouver un groupe substitut à la dernière minute, et c'est avec beaucoup de gratitude que nous avons pu compter sur la présence du groupe de la région de Québec, Signs of One, qui a pris la relève avec brio.


Signs of One à La Place à Côté • Photo par Josef Kalna ©2006 Tous droits réservés

Vers 21h35, c'est enfin le coup d'envoi du festival. J'ai présenté Signs of One comme étant le tout premier groupe présentant un spectacle sur la scène de FMPM, pour sa toute première édition... premier artiste de ce que nous expérons, deviendra une longue liste de groupes invités à notre événement annuel, dans la tradition des festivals tels que NEARfest, ProgDay ou RoSFest. Signs of One est un groupe de la région de Québec, composé de Steeve Tremblay aux guitares et au chant, Phil Prince à la batterie et percussions, Yannick Lapointe aux claviers et au chant, Dan Gagnon à la basse et au chant et Dave Schram, le chanteur du groupe. Leur style musical est un brillant mélange de progressif symphonique mélodieux, et de rock pop conventionnel, inspiré par des groupes aussi variés que Rush, Marillion, Arena, Radiohead et Jethro Tull. Les pièces jouées comprenaient Innerlight, Frantic Memories, Confusion, Innerland, Remember, Farewell Master, Ice Cream Silence et I, toutes tirées de leur divers albums-studio. Dave est un chanteur très énergique, expressif et exubérant, Steeve est un guitariste sensationnel, très talentueux. J'aurais adoré entendre un peu plus le son des claviers dans le mix. Le groupe était efficace et infatiguable et les gars avais beaucoup de plaisir sur scène, donnant le ton à la soirée.

Pendant ce temps, quelques moments angoissants alors que les membres du groupe Hatfield and the North arrivaient très en retard de leur long périple de France et d'Angleterre. Phil Miller et Alex Maguire ont dû endurer un voyage infernal; leur avion, qui devait arriver vers 16h, a été retardé de plus d'une heure, les deux compères furent longuement retenus aux douanes, et puis furent pris dans un embouteillage monstre entre l'aéroport et leur hôtel, cela pendant près de deux heures. Le pauvre Phil Miller était très fatigué et terriblement inconfortable, mais finalement, vers 20h, j'ai eu les bonnes nouvelles que tous les membres du groupe étaient arrivés et que mon collègue Stephen leur a offert un délicieux repas à un excellent steak-house du coin. Mon coeur n'a recommencé à battre qu'à ce moment!

L'atmosphère était à aon plus fiévreux à ce moment à la Place à Côté alors qu'Hamadryad s'apprêtait à monter sur scène. Deuxième groupe présenté au pré-événement, cette illustre formation n'avait besoin d'aucune introduction (mais je leur en ai quand même fait une) puisque c'est l'un des groupes de musique progressive contemporaine parmi les plus acclamés à provenir de la région de Montréal. Et croyerz-moi, ils n'on pas déçu la foule, offrant une performance triomphale, au niveau de leur immense talent. Hamadryad est composé de Denis Jalbert aux guitares et au chant, Yves Jalbert à la batterie, Jean-François Désilets à la basse et au chant et Sébastien Cloutier aux claviers et au chant. Les pièces jouées comprenaient Spark of Benign Magic, Self-Made Men, Anatomy of a Dream, Amora Demonis, Watercourse Hymn, 24, Nameless, Omnipresent Umbra, Sunburnt, One Voice, Polaroid Vendetta, Alien Spheres, Still they Laugh - parts 1 & 2 et Action, toutes tirées de leur deux albums-studio forts populaires. Avec quelques pièces réarrangées de façon instrumentale, la performance était fantastique, les gars débordaient d'énergie et ont offert une prestation fracassante, au grand plaisir des fans présents. De retour à la maison pour quelques précieuses heures de sommeil, nous en avions tous besoin pour affronter la jourée du lendemain!


Hamadryad à La Place à Côté • Photo par Claude Dufresne ©2006Tous droits réservés

Jour un
Et c'est le grand départ... J'arrivais au Gesù très tôt pour déposer de l'équipement et l'une de nos volontaires, Allison, pour ensuite aller ramasser à l'aéroport Leonardo, l'agent de Hatfield and the North. Finalement de retour à l'auditorium en début d'après-midi pour aider aux préparatifs pour le festival, dont le progrès était des plus satisfaisants. J'ai pu voir de brefs moments du sound-check de Hatfield and the North , et bien qu'ils n'avaient pas eu beaucoup de temps de pratique, qu'ils étaient épuisés par leur long voyage et que leur coeur était encore très lourd par la perte de leur vieil ami Pip Pyle quelques jours plus tôt, leur son était tout simplement sublime. Richard Sinclair me faisait part de quelques petits problèmes qu'il avait avec l'ampli de basse, j'ai donc fait une visite rapide à la Boîte à Musique pour y ramasser une tête d'ampli en substitut. Pendant ce temps, l'équipe de Echolyn arrivaient à l'hôtel de leur long voyage en voiture de Pennsylvannie, je les ai donc accueillis et leur ai donné un coup de main à amener toute leur marchandise jusqu'à l'aire des vendeurs au Gesù. Le pauvre Ray Weston a réalisé avec grand désarroi qu'il avait une crevaison au poste de douanes canadienne, et c'est donc sur sa petite roue de secours qu'il a fait le voyage de Lacolle à Montréal. Ce petit problème sera réglé le lendemain.

Alors que les gens arrivaient en fin d'après-midi, il était temps pour la mise en scène et la pratique de Jérôme Langlois. Encore une fois, c'était un moment privilégié de voir ces merveilleux musiciens jouer quelques passages de l'extraordinaire performance qu'ils allaient présenter plus tard en soirée. Malheureusement, c'était tout ce que je verrais de ce spectacle magique, car j'avais tant de choses à faire, dont faire les préparatifs pour le party VIP des artistes en fin de soirée. C'est donc avec regret que j'ai raté le spectacle de l'ensemble
Molignak en entier. Mais heureusement, notre ami John Kelman du site web All About Jazz a vu le spectacle et avait les commentaires suivants sur la performance de Jérôme Langlois.

«Le festival a débuté. avec la performance de Jérôme Langlois, cofondateur de Maneige, l'un des groupes progressifs québécois les plus admirés dans les années 70. Avec son nouveau projet
Molignak, le clarinettiste/pianiste était accompagné par le bassiste Mario Légaré, le batteur/percussioniste Gilles Schetagne, le violoniste Bernard Cormier, le flutiste/pianiste François Richard et la clarinettiste Romie de Guise-Langlois. Un jeu de lumière atmosphérique créait un arrière-plan chaleureux pour la musique de Langlois, influencée par le classique. Mais l'introduction d'instruments électriques, et occasionnellement, de rythmes plus propulsés en ont fait un bon exemple de cette musique à être classifiée comme étant du classique pour le 21ième siècle.

S'en remettant plus aux accents polyphoniques qu'au contrepoint, la musique de Langlois était accessible: complexe par sa nature épisodique et étendue, mais pas autant dans ses rythmes plus conventionnels. Alors que les solos étaient peu fréquents, et seulement en contexte avec la structure des pièces, Cormier et Richard volaient la vedette, ainsi que Langlois évidemment, qu'on voyait souvent conduire le sextet de son banc de piano.

L'audience était clairement familière avec le matériel, et appréciait grandement cette introduction lyrique au festival, prouvant que deux dces termes souvent associés à la musique progressive, la complexité et l'inaccessibilité, ne s'appliquaient en aucun moment lors de cette prestation.» - John Kelman, Éditeur en chef - site web All About Jazz (www.allaboutjazz.com) Lisez l'article au complet (en anglais) au: http://www.allaboutjazz.com/php/article.php?id=23106 .

Vers 19h le premier jour du festival, Jérôme Langlois a joué avec l'ensemble
Molignak, composé de Mario Légaré à la basse, Bernard Cormier au violon, François Richard à la flûte et aux claviers, Gilles Schetagne à la batterie et aux percussions, Paul Picard aux percussions, Romie De Guise-Langlois à la clarinette et bien sûr, Jérôme Langlois, au piano, à la clarinette et à la guitare. Leur répertoire comprenait Le Cri, Arrivée, Huard 2, Le Rafiot, Chanson des Îles, La Balloune, L'Envol du Papillon, Mars 97, Tango 2000 et pour le rappel, Rhapsodie Molinienne et La Molinie (tiré de la feuille de route de Jérôme). Leur magnifique performance fut grandement appréciée par les festivaliers, qui quittèrent l'auditorium pour le souper avec de grand sourires au visage, alors que je retournais au Gesù après avoir organisé la fête de fin de soirée...


Jérôme Langlois et l'ensemble Molignak au Gesù • Photo par André Bazinet ©2006 Tous droits réservés


Bernard Cormier, Jérôme Langlois et Romie De Guise-Langlois • Photo par André Bazinet ©2006 Tous droits réservés

Puis la performance tant attendue de la soirée, la toute première prestation de Hatfield and the North à Montréal. Un spectacle qui a passé à un cheveu de ne jamais se produire, puisque dans les derniers jours du mois d'août, Pip Pyle, le batteur de Hatfield and the North depuis les 34 dernières années, est décédé subitement à Paris, a peine quelques jourts après avoir joué en Hollande. Mais le groupe décida que le spectacle devait quand même avoir lieu pour ne pas décevoir leur nombreux fans, et ils firent appel à un batteur substitut, Mark Fletcher, qui joue dans le groupe de Phil Miller In Cahoots, et qui a occasionnellement pris la relève pour Pip Pyle lors de spectacles de Hatfield. Le spectacle de Montréal a donc été sauvé. Et quel spectacle inoubliable c'était!

Hatfield and the North est composé de Richard Sinclair au chant et à la basse, Phil Miller aux guitares, Alex Maguire aux claviers (substituant pour Dave Stewart, qui a décidé de quitter le groupe de façon permanente) et Mark Fletcher on drums (substituant pour Pip Pyle). Après une brève introduction par notre collègue Sean McFee, les musiciens ont présenté une prestation simplement majestueuse. Quand on pense que Mark Fletcher devait pratiquement y aller au pif, car il n'avait eu que très peu de temps pour se refamiliariser avec le matériel de Hatfield, et que les quatre musiciens n'étaient à peine remis de la mort de leur vieil ami et compère Pip, ce fut une expérience des plus émouvantes. Alex et Richard s'échangeaient des commentaires humoristiques pour alléger l'atmosphère, et leur humour contagieux ont fait s'éclater de rire l'audience à maintes occasions. Le jeu des musiciens, subtil et mélodieux à certains moments, avec des improvisations délicieuses et des solos enflammés à d'autres moments. Un concert époustouflant de la part de ces légendes vivantes de la scène Canterbury. Ce fut un privilège d'assister à ce parfait moment de progressif britannique classique à son meilleur, un moment à savourer à jamais. Leur merveilleuse preformance comprenait les pièces Licks for the Ladies, Part Of The Dance, Rifferama, Calyx/Underdub/God Song/Lything and Gracing, Share it, Didn’t Matter Anyway, Halfway Between Heaven and Earth, le classique de Miller/Wyatt Nan's True Hole, What's Rattlin' (de l'album
RSVP de Richard, paroles par Pip), Gigantic Landcrabs in Earth Takeover Bid (intitulé Amsterdamage 11/19' sur Hatwise Choice), Fitter Stoke Has a Bath, Psychic Warrior (une pièce d'Alex Maguire), Seven Sisters (de l'album 7 Year Itch de Pip). Je ne me souviens pas précisément de l'ordre précis des pièces et j'en ai peut-être oublié quelques-unes, mais c'est une liste assez proche de la réalité. Le groupe fut récompensé d'une longue ovation déchaînée de la part de l'audience... rien de moins après une performance aussi sublime.

La première journée du festival fut un succès éclatant. Aucun problèmes techniques, le son était parfait, et tous les spectacles commencèrent à l'heure. L'équipe technique du Gesù, sous la supervision de notre formidable directeur technique, Michel St-Père, ainsi que du directeur de la salle, Mario Lachance, était impeccable, assurant le déroulement irréprochable de la journée toute entière. Les festivaliers quittaient l'auditorium, entièrement sartisfaits de leur expérience, et prêts à affronter la deuxième journée.

Le party des artistes VIP etait un bel essai à émuler les événements chaleureux et captivants qui ont lieu aux autres grans festivals tels que RoSFest et NEARfest, mais à l'instar de ces derniers, notre expérience fut plutôt décevante. Avec beaucoup moins de gens que prévu, et avec des festivaliers et des musiciens fatigués, les sessions d'improvisation n'ont pas vraiment pris leur air d'aller, et le tout se termina de façon prématurée. L'an prochain, la formule sera revue au complet, et probablement déplacée à un autre jour, et définitivement à un autre endroit.

Jour deux
Avec une première journée quasi-parfaite en banque, nous étions certains que cette deuxième journée serait une réussite au même niveau, et à part quelques délais causés par notre horaire très serré, nous furent des plus heureux du déroulement en général. Tout a commencé quant le groupe Echolyn s'est pointé à l'auditorium vers 8h45 pile! Leur montage et leur pratique fut très facile et le son était irréprochable. Quelques minutes après leur pratique, Ray Weston me demande où pourrait-il faire réparer son pneu abimé, on s'est donc dirigés vers le Canadian Tire le plus proche, ou j'ai pu dircuter avec Ray sur le voyage d'Echolyn au canada et leur prochains projets en attendant la réparation.

Vers 14h15, c'était le moment de la première prestation de la journée avec Karcius. Ce fut pour moi un grand plaisir de présenter le groupe sur scène car je suis fier de ces p'tits gars et comment ils ont évolué de façon admirable ces dernières années. Karcius est composé de Dominique Blouin à la basse, Thomas Brodeur à la batterie, Mingan Sauriol aux claviers et Simon L'Espérance aux guitares. Leur style de puissant jazz fusion progressif tout à fait unique en a réveillé plus d'un dans la salle! Les pièces jouées, provenant de leur deux formidables CDs, comprenait Destination, Tunnel, Highway to the Moon, Back to Earth, Epilogue, et une petite surprise pour tous, un medley de Led Zeppelin du tonnerre, comprenant des extraits de Black Dog, The Ocean et Kashmir parmi d'autres, et pour conclure leur performance, la suite Hypothèse A, B et C. Simon a époustouflé la foule avec sa virtuosité et son enthousiasme contagieux... une merveilleuse présence sur scène et beaucoup d'intensité de sa part. Dominique, stoîque et imperturbable, s'est vraiment déchaîné pendant le spectacle, nous offrant des solos de basse saisissants tout au long du spectacle. Thomas, précis et intense, est un batteur avec du coeur et avec une technique sensationnelle. Mingan en a impressionné plus d'un avec ses brillantes improvisations, un claviériste hors-pair. De chaleureux applaudissements pour ce jeune groupe montréalais de musiciens-prodiges. Quelle belle façon de commencer la journée, le quatuor fut littéralement envahi par la foule à leur table de marchandises après le set! Petite note en terminant, vous avez sûrement remarqué la batterie utilisée par la plupart des groupes tout au long du festival, avec le logo de FMPM en rouge sur la grosse caisse... c'était la batterie de Thomas Brodeur, qu'il nous a offerte pour le festival. Dominique Blouin a aussi offert avec gentillesse, son ampli de basse et ses hauts-parleurs aux autres artistes invités. Merci Thomas et Dominique
!


Thomas Brodeur de Karcius • Photo par André Bazinet ©2006 Tous droits réservés


Simon L'Espérance de Karcius • Photo par Brigitte Boulais ©2006 Tous droits réservés

Un bel article dans le jounal de Montréal fut publié ce samedi, et fut mis bien en évidence sur un chevalet dans le lobby du Gesù. Un très bon interview avec les gars de Karcius et une belle revue du festival en entrier. Un gros merci à Philippe Renault pour ce bon coup de pouce!

À cause de la messe d'après-midi à l'église (l'étage d'en haut), nous étions contraints à une longue pause de 15h30 à 18h45, le moment idéal pour le colloque des prionniers de la musique progressive du Québec, animé par Sean McFee et Stephen Takacsy, mettant en vedette Yves Laferrière, André Duchesne, Alain Bergeron, Tom Rivest et Gary Green. Le format étant une conférence avec une période de questions, ce fut un voyage fascinant à travers l'histoire de la musique progressive du Québec au début des années 70. Gary a eu le plaisir d'avoir joué avec plusieurs artistes l'entourant lors de ce colloque, alors que ces groupes québécois faisaient la première partie de Gentle Giant.

Le délai de changement de scène très serré entre les prestations de Kaos Moon et Miriodor ont fait qu'il était presque impossible de respecter l'horaire, mais grâce à l,équipe très compétente et efficace du Gesù, et le fait que les membres de Miriodor montaient partiellement leur équipement pendant que le groupe Kaos Moon s'affairait aux prises de son et à la pratique, il fut possible d'observer l'horaire de plus ou moins quelques minutes. Ces deux groupes ont une quantité spectaculaire d'équipement dont le montage est très complexe (les plus complexes à FMPM cette année), nous nous comptons donc chanceux d'avoir des délais aussi raisonnables. Le spectacle de Kaos Moon était en retard de 10 minutes, celui de Miriodor, 20 minutes et celui d'Echolyn , un peu moins de 40 minutes... L'an prochain, notre horaire alternera les groupes complexes avec les groupes simples à monter. Mais sans vouloir me répéter, sans l'efficacité remarquable et le professionalisme dont ont fait preuve les membres de Kaos Moon, Miriodor et l'équipe du Gesù, ça aurait pu être beaucoup pire!

Vers 19h, c'était le temps de la prestation de Kaos Moon. Le groupe est composé de Denis Mailloux à la batterie, Norman Lachapelle à la basse, Jean-François Bélanger au violon, nykelharpa, sitar et bouzouki, Sylvain Provost aux guitares, Denis Boulanger aux claviers et bien sûr, Bernard Ouellette au chant, claviers, guitares et percussions. Leur style est un brillant mélange de symphonique avec des influences fusion, celtique/moyen-orient, rock arena, qui vous rappellera parfois les Jadis, RPWL et même quelques airs d'Echolyn parfois. Les pièces jouées provenaient surtout de leur plus récent album,
Circle of Madness et comprenaient Presidency, S.O.A.B., Crawl, The Cold Fish, Groove in G minor, Say to Me, The Wall of Silence, The Waves et Eternal Light Avenue. Les gars ont offert une performance magnifique, élégante et empreinte d'émotion, démontrant leur grande virtuosité. Le point marquant de leur jeu est la variété, de la ballade la plus délicate aux improvisations les plus furieuses. C'était aussi en quelque sorte une réunion pour Kaos Moon et Echolyn puisqu'ils ont joué ensemble il y a de cela quelques années. Jean François était responsable du son exotique du groupe, avec sa sélection d'instruments inhabituels et complexes, tels que le nykelharpa, la sitar et le bouzouki, un multi-instrumentaliste des plus talentueux. Sylvain nous a complètement époustouflé avec son jeu de guitare puissant, ses solos captivants et ses passages fulgurants! Denis Boulanger nous a offert un jeu de clavier majestueux, mettant le bon vieux B3/Leslie au travail! Bernard était magnifique et a chanté de façon admirable, sachant qu'une forte allergie au pollen l'avait affecté tout au long du weekend, une performance éblouissante de sa part.


Bernard Ouellette de Kaos Moon • Photo par André Bazinet ©2006 Tous droits réservés


Kaos Moon au Gesù • Photo par André Bazinet ©2006 Tous droits réservés

Un peu avant 20h30, Miriodor monte sur scène. Le groupe est composé de Pascal Globensky aux claviers, Rémi Leclerc à la batterie et auc percussions, Chantal Bergeron au violon, Nicolas Masino à la basse et aux claviers, Marie-Chantal Leclair au saxophone et Bernard Falaise aux guitares. Les pièces jouées provenaient de leur deux albums Mekano et Parade, ainsi que quelques nouvelles pièce prototypes, et comprenaient Écart-type (une nouvelle pièce), Scarabée, Mille-pattes, Toutes proportions gardées, Tartine, Boîte à surprises, Polar, Avanti (une autre pièce inédite), Contrées liquides, Pas à ce que je sache, Sacha, Cruciverbiste, Uppsala, et pour le rappel, Le règne des termites. Le groupe fut récompensé par de longs et chaleureux applaudissements, bien mérités. Plusieurs fois pendant leur prestation, les gens applaudissaient à tout rompre, leur spectacle étant l'un des grands moments de cette édition du festival, une performance sensationnelle par les dignes représentants du groupe au sommet des listes de l'univers de la musique Rock In Opposition. Tout ce que je peut dire de Rémi Leclerc, c'est qu'il a une horloge atomique dans le corps! Le niveau de précision de son jeu et les rythmes inhumainement complexes sont au delà de l'imaginable! Un pur délice. Marie-Chantal était extraordinaire au saxophone, offrant une explosion de passages flamboyants pendant tout le spectacle. Nicolas était brillant pendant le duo de basse ahurissant de la pièce Cruciverbiste, l'audience riait pendant ses commentaire himoristiques entre les pièces. Bernard a tout simplement ré-écrit le livre sur comment jouer la guitare, quel extraordinaire guitariste débordant d'imagination, avec une tonalité remarquable et une technique incomparable. Chantal a pourfendu nos âmes aves son jeu de violon tranchant et son sublime talent. Et que dire de Pascal, le grand maître d'orchestre de cette joyeuse fanfare, tout simplement parfait aux claviers et aux synthétiseurs. Le groupe est un creuset de créativité et offre une musique qui innove, qui captive et qui surprend sur CD, mais c'est tout autre chose de les voir sur scène... la précision, la grâce, la dextérité stupéfiante, l'intensité... le tout porté à un niveau supérieur! Je crois fermement que Miriodor a permis de rendre plus accessible le style connu sous le nom de RIO à la population en général, en mélangeant les rythmes et les mélodies non-conformistes du RIO avec leur propre style de musique alternative, une musique inclassifiable en elle-même, mais tant stimulante, enthousiaste, exubérante et intelligente. Un DVD de ce groupe serait tout simplement extraordinaire! Pascal laisse quelques indice quant à la sortie d'un prochain album, mais rien avant 2008. Nos attendrons avec impatience!


Miriodor au Gesù • Photo par André Bazinet ©2006 Tous droits réservés


Chantal Bergeron de Miriodor • Photo par André Bazinet ©2006 Tous droits réservés

Le temps est passé si vite, c'est déja l'heure de la dernière performance de cette édition de FMPM, mettant en vedette l'un des groupes progressifs américains les plus admirés, Echolyn. Et encore une fois, c'est la course contrer la montre pour assembler les instruments du groupes pendant que Miriodor démonte son équipement. À un moment, Paul Ramsey était un peu déconcerté de ne pas voir sur scène la batterie qu'il avait ajusté avec attention plus tôt dans la journée... en tirant sur la corde des rideaux, la batterie fut révélée, ainsi que le setup élaboré de claviers de Chris, grâce à la très profonde arrière-scène du Gesù! Juste avant le début du spectacle, je fut témoin d'un rituel inusité de la part des membres de Echolyn, qui brandissaient tous une bouteille de bière, chantant un refrain hilarant, pendant que Ray Weston faisait une petite danse de la pluie... un moment humoristique, intime et précieux de la part d'un groupe se préparant mentalement à affronter la foule! Un autre changement de scène efficace nous a permis de n'être que 40 minutes en retard dans notre horaire, pas si pire pour une série de groupes avec un montage aussi complexe. L'équipe d'Echolyn s'est affairée à quelques ajustements de dernière minute et tout était enfin prêt pour leur prestation. Vers 22h40, Yves Dubé introduit le groupe sur scène. Echolyn est composé de Ray Weston au chant, à la basse et à la guitare, Tom Hyatt à la basse, Chris Buzby aux claviers et au chant, Paul Ramsey à la batterie et aux percussions et Brett Kull aux guitares et au chant. Leur performance dynamique et énergique comprenait des pièces tirées de leur vaste répertoire, dont Georgia Pine, The Cheese Stands Alone, Arc of Descent, The End is Beautiful, Mei, One Voice, Those that Want To Buy, Suffocating The Bloom, So Ready, Brittany, As The World et pour le rappel, Human Lottery. Une performance sublime, avec toute l'intensité majestueuse pour lesquels ils sont reconnus, la pure perfection. La voix de Ray était fantastique, passant du murmure le plus doux au hurlement «death metal» le plus puissant sans aucun effort. Tous les musiciens étaient parfaits, l'un des groupes les plus précis et harmonisés à voir en spectacle, un vrai plaisir! Le jeu de batterie de Paul a fait vibrer les murs du Gesù, que de puissance et de synchronisme! Le spectacle le plus impressionnant que j'ai eu le plaisir de voir depuis des années! alors que Echolyn saluaient la foule pour une dernière fois, notre équipe montait sur scène pour remercier tout le monde, en concluant avec ces mots: «À l'an prochain!»!


Echolyn au Gesù • Photo par André Bazinet ©2006 Tous droits réservés


Ray Weston de Echolyn • Photo par André Bazinet ©2006 Tous droits réservés

La liste des gens à remercier est très longue, en commençant par tous les volontaires qui nous ont offert gégéreusement leur temps et leur talents pour faire de FMPM un succès sur toute la ligne. Merci et notre plrofonde gratitude à nos deux photographes officiels, Claude Labrecque et Claude Dufresne, merci à Allison Rich et Nadine Benny, Béatrice et Martin Maheux pour leur travail à la billetterie, à l'aire d'accueil et à l'aire des vendeurs, Gérald Laurion pour son travail à la sécurité et à lka coordination des activités du hall principal, Thomas Brodeur et Dominique Blouin de Karcius pour nous avoir offert leur équipement pour toute la durée du festival, Pascal Globensky pour ses précieux conseils pendant l'organisation du festival, Mario Lachance, directeur technique de la salle du Gesù et toute l'équipe du Gesù en général pour leur compétence et leur efficacité, assurant ainsi le succès de notre événement, Martin Siberok du journal Hour, Philippe Renault du Journal de Montréal et Réjean Beaucage du journal Voir pour leur support continu de notre effort promotionnel, ainsi que pour les excellents articles dans leur journaux respectifs, Alain Lalancette de CKIA FM à Québec, Tom Gagliardi du site web Gagliarchives, Michel Parent de QuébecPop, Jean Doyon et Réjean Charbonneau de La Filière Progressive pour leur aide et leur support, Rob LaDuca et Chad Hutchinson du festival NEARFest pour leurs conseils et leur support, Stéphane Desbiens de Sense pour avoir été notre invité, Michel Bilodeau de Ipso Facto et Terra Incognita pour son amitié et son aide, Guy Leblanc et Daniel Lacasse de Nathan Mahl pour avoir été nos invités, George Roldan et Tom Smith de RoSFest pour leur appui constant, CD Mélomane de Québec pour leur belle sélection de CDs dans notre aire des vendeurs, Yves et Denis Jalbert, Jean-François Désilets et Sébastien Cloutier de Hamadryad pour leur assistance technique et leur contribution au pré-événement, en plus d'être nos invités, l'incomparable Gary Green pour avoir été notre invité d'honneur et conférencier par excellence, Yves Laferrière, André Duchesne, Alain Bergeron, Tom Rivest pour la belle leçon d'histoire sur la miusique progressive québécoise lors de notre colloque. Un gros merci au Groupe Geloso pour l'extraordinaire commandite et pour avoir offert à tous les festivaliers, musiciens et à l'équipe technique la toute nouvelle et délicieuse bière Gros Cochon! Nous tenons à remercier tous nos généreux commanditaires, dont Cannacord, Belair Direct, Seagrams Coolers, CG3 Communication, Pharmacies Jean Coutu, et bien sûr, Unicorn Digital pour leur confiance en notre équipe et leur support financier et enfin, merci à tous les gens qui ont acheté des billets et ont fait de FMPM une réalité.

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